Essai Boomerang Xalps – GIN

La Boomerang GTO X-alps se situe dans la gamme GIN entre Boomerang 10 et Carrera. Comme ses sœurs elle bénéficie du savoir faire GIN et plus particulièrement de l’Equalized Pressure Technology (EPT). Au programme 4 kilos d’un concentré de technologie homologué EN –D destiné aux pilotes aventuriers voulant sillonner la campagne à pied ou en vol.

La voile est livrée dans un sac équipé de deux poches zippées et d’une grande poche mesh latérale. Le volume de 90L est suffisant pour accueillir tout le matériel de vol. Un sac de pliage de 400g et une sangle de serrage permet la compression de l’ensemble. C’est parti pour 800m de dénivelé à travers la garrigue des alpes du sud. Bien qu’un peu lourd (1.1 kg), le sac est pratique et confortable et devrait bien résister aux agressions de dame nature.

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Arrivé au décollage la brise est déjà bien présente. Je décide de déplier sans tarder pour profiter des premiers thermiques.

L’ensemble de l’enveloppe est construit en Porcher Skytex 27g. La structure est armée avec des joncs en bords d’attaque et en partie centrale de l’extrados. Le bord d’attaque dispose d’un magnifique sharke-nose et le bord de fuite de pinces anneau sur toute l’envergure. Le suspentage dégainé, réparti en 3 lignes est fluide et facile à démêlé. Des petits renforts viennent assurer l’encrage des lignes A et B sur toute l’envergure. Les C sont pyramidés en partie centrale Chaque suspente dispose d’une gaine et d’un renfort au niveau du maillon. Les élévateurs ne sont disponibles qu’en version aramide/polyester. Les poignées de freins sont confortables et coulissent dans un anneau. Pour les élévateurs et la poignée de frein GIN semble avoir fait le choix du confort et de la durabilité au détriment du poids. Sur tous les éléments de construction, le niveau de finition est excellent.

Au gonflage, l’aile écope bien sur toute l’envergure. La montée est progressive et sans dépassement. Dans la brise soutenue de ce début d’après midi, la voile ne montre qu’une puissance modérée et n’arrache pas son pilote du sol. En conditions plus hivernale la voile s’est montrée facile à décoller quelque que soit la configuration.

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Une fois en l’air, la Boomerang X-alps donne rapidement confiance au pilote. Trois bandes de renforts sur toute l’envergure assure une cohésion de la voute à toute épreuve. Bras haut et avec un PTV de 82 kg, la machine glisse à 38 km/h.  Malgré l’agressivité de la masse d’air seuls quelques mouvements de roulis semblent déstabiliser la trajectoire du pilote. Globalement la voile reste bien calée sur ses axes de tangage et de lacet, et ne nécessite que peu d’actions aux commandes.

Après une dizaine de minutes de prospection voici enfin le premier thermique. Quelques centimètres de freins suffisent à déclencher le virage. La commande est ferme et durci progressivement sur tout le très long débattement. Ceci devrait éviter aux pilotes les plus fatigués tout risque de sur-pilotage. La boomerang X-alps tourne naturellement à plat et flotte bien en petit thermique. Les noyaux les plus étroits nécessiteront une relance du pilote à la sellette ou à la commande pour rester au cœur de l’ascendance. Aucune tendance à la vrille n’a pu être constatée. Quelque soit le type de virage choisi sa conduite est précise et directe.

La base du nuage se rapproche, le variomètre s’excite. Pas de doute le thermique est bien là. La voile transmet les informations nécessaires à l’optimisation de la montée, sans fatiguer inutilement le pilote. Elle semble moins vivante en rouli que sa principale concurrente la LM5. Hormis quelques froissements du bout de plume la boomerang X-Alps s’est montrée solide sur tous les vols réalisés.

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Les vautours m’ouvrent maintenant la voie vers une belle ligne de cumulus il est temps de partir en transition. Sans être comparable à une deux lignes de coupe du monde, la finesse donne envie d’explorer les massifs environnant. La finesse est comparable à la LM5 La poussée sur le barreau d’accélérateur est relativement physique et permet d’atteindre 54 km/h. A cette vitesse le bord d’attaque est encore solide et la voile restera exploitable par bon nombre de pilote.

Les heures de vols défilent, il est temps de rejoindre le fond de vallée. Les 360 engagés permettent d’atteindre sans problème des VZ important sans neutralité spirale. Coté oreille, pas de problème non plus, elles flapent pas mal et il faudra simplement penser à accélérer la réouverture par action des commandes.

Conclusion

La BoomXalps dispose de tous les attributs technologiques d’une voile de compétition. Son allongement proche de 7 et son niveau de performance la destine aux pilotes aguerris. Bien que de quelques centaines de gramme plus lourd que la LM5, la Boom Xalps reste classée dans les voiles super light. Elle conviendra à ceux qui souhaitent un outil efficace pour avancer au sol comme en l’air. Dommage qu’elle ne soit disponible qu’en une seule taille.

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