Test de la Strike Sup’Air

Les premiers prototypes de la Strike ont été élaborés pour les pilotes de la Xalps 2015 avec pour objectif un cocon hyper light mais disposant d’une mousse de protection et de suffisamment de confort pour avaler des kilomètres de vols.
En 2016, la structure est reprise par le constructeur annecien pour proposer un produit dans la gamme du cocon super light, alors en route pour un galop d’essai avec la dernière présérie de la Strike.

securite_strike

Fini l’air bag et le châssis de la XA13, cette fois Sup’air reprend une géométrie proche de la Delight2 et bascule le secours en ventral (A).
Une mousse de protection (C) recouvre la partie basse de l’assise et du dos assurant le confort du pilote et une petite protection au cas où…
Ici pas de drisse mais des sangles Dyneema. Les réglages se font essentiellement grâce à des boucles plates. Les matériaux utilisés ont fait leurs preuves et devraient résister dans le temps. Le volume de rangement dorsal relativement volumineux est complété d’un compartiment sous l’assise de quelques litres. L’ensemble permet d’y loger le sac (B) mais aussi le matériel essentiel pour le vol bivouac. Des attaches sont prévues à l’extérieur pour attacher vos battons télescopiques.

battons

 

Assez traîné ! un rapace vient enrouler dans la combe de St hilaire, il est temps de s’équiper !
La première cuissarde doit être enfilée. La deuxième et la ventrale ferment grâce à une boucle plate. Ce système n’est pas toujours très pratique et il sera difficile de fermer vos boucles sans enlever les gants. Le coverleg intégrant le secours ventral ferme grâce à des petits clips plastiques. Ce dispositif permet une mise en œuvre relativement simple de la Strike.

secours_strike2
Quelques pilotes entament maintenant la remontée du Manival, une impulsion sur les élévateurs et hop me voila en l’air !
Le chaussage du cocon grâce au talon ne m’a posé aucun problème sur l’ensemble des vols réalisés. Une fois à bord, il se referme bien et présente une étanchéité suffisante pour voler dans les conditions hivernales.
Le réglage des sangles de confort est réalisable en l’air et permet un ajustement suffisant de la sellette à son pilote. Il est toutefois nettement préférable de réaliser ses réglages au sol.

decosthil
Une fois réglée la sensation de confort est bien présente. La sellette fait partie des cocons les plus conforts dans sa catégorie de poids et devrait permettre au pilote talentueux de réaliser des vols de très longue distance.
Le thermique haché par le vent de Nord/Est cahute ma GTO2. Le chassie absorbe les turbulences sans grosses déformations. Une planchette carbone vient renforcer la structure et assure des appuis en virage suffisant. En compétition, j’ai eu l’occasion de voler sans planchette et/ ou sans mousse de protection sans grosse déformation ou perte de confort. Dans la lignée de la Delight 1 et 2, l’amortissement sur tous les axes est plutôt important sans rendre la conduite du virage laborieuse. L’équilibre est surprenant pour une sellette aussi légère.

en vol
Essais sans mousse et sans planchette : Nikel !

Je viens de rejoindre la base du nuage, il est temps d’attaquer la première transition.

La lecture des instruments, fixés sur le container du parachute ventrale, est moins bonne que sur la Delight2 du fait de la position de la sangle ventrale. Sup’air propose maintenant un petit plateau amovible pour pallier cet inconvénient (non disponible sur ma version)
L’accélérateur double barreau, maintenu en hauteur pour faciliter son accroche, coulisse sans problème. Il faudra toutefois éviter d’accrocher avec le talon le fond du cocon.

Déjà 6 heures de vols. Je suis dans cette sellette comme à la maison elle s’est faite oubliée rapidement pour me concentrer sur mon vol. La taille M est juste taillée pour mes 1m76. Les sangles d’épaule étant limitées dans leur débattement les pilotes plus grands devront opter pour la taille L.

sellette_strike_2

L’atterrissage se rapproche, la sortie du cocon se fait sans problème.

Quelques pilotes curieux viennent tâter la bête (la sellette pas moi !!). C’est l’heure des bilans ! La Strike est un super compromis poids / confort. D’un concept simple, elle dispose d’une très bonne stabilité structurelle et dynamique. Bien que quelques détails de finition restent à peaufiner, avec 2kg sur la balance la Strike est un excellent produit destiné aux pilotes de vol bivouac, de voyages et de marche et vol. Elle pourra probablement devenir une référence dans son domaine.

C’est décidé, je volerai avec la Strike cette saison 2016 !

 

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4 réflexions sur “Test de la Strike Sup’Air

  1. salut,pour le vol rando,je compte acheter une sellette light,kolibri ou strike… avec la strike,tu peux piloter en position assise quand les conditions sont turbulentes sans déstructurer la sellette ?

    merci

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  2. dur de tester et d’avoir d’autres infos,dernière question,

    entre les deux tailles,S etM ,1m71 pour 65 kg,seul la longueur du speedbag est

    différente ,93 pour la S /100 pour la S.

    toute les autres cotes sont identiques,

    le réglage du speedbag à quelle taille mini? pas trouvé sur le site

    merci

    J'aime

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